Réchauffement climatique – Les Antilles sous les eaux d’ici quelques décennies ?

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Réchauffement climatique & montée du niveau marin : les Antilles aux premières loges !

 

Les premiers affectés par la montée du niveau marin sont les habitants des zones littorales. Les populations des îles sont naturellement les plus vulnérables face à un tel phénomène qui a déjà causé la migration des premiers réfugiés climatiques aux îles Maldives.

Comment se manifeste la montée du niveau marin dans les îles de la Caraïbe ? Lentement, mais surement ! Aujourd’hui, les plages présentent un paysage différent de celui connu il y a quelques années. Au fil du temps, on observe une ligne de rivage progressant peu à peu vers les terres, déracinant les cocotiers en bordure de plage, en immergeant les emplacements autrefois utilisés pour un pique-nique en famille par un dimanche ensoleillé.

La montée du niveau marin est globale. Les problématiques affectant les îles des Maldives affecteront aussi l’archipel de la Caraïbe. Est-ce à dire que les îles des Antilles Orientales seront totalement submergées par l’océan à leur tour ? Il y a de fortes chances que oui, mais probablement pas de notre vivant. Les reliefs façonnés par les volcans offrent une marge aux habitants, les protégeant de la montée du niveau marin pour encore  plusieurs décennies voire siècles. À moins d’avoir déjà les pieds dans l’eau en vivant en zone littorale, on ne pourra pas encore parler de réfugiés climatiques aux îles des Petites Antilles.
Néanmoins, des mesures nécessaires sont à prendre en zones côtières pour préserver le littoral aussi longtemps que possible. La modification progressive de la ligne de rivage sur la plage des Salines à Sainte-Anne en Martinique est bien là pour nous le rappeler (pour observer le cas des Salines – Martinique, cliquez-ici).

Réchauffement climatique ou Nature qui suit son cours ?

 

Si les variations climatiques représentent une affaire d’État de nos jours, pour la Planète il n’est ni plus ni moins qu’un processus naturel qui suit son cours. Cela fait plusieurs centaines de millions d’années que périodes chaudes et froides se passent le relai. Ainsi, les glaciers n’ont pas toujours existé. La Terre a connu des périodes chaudes, sans calottes glaciaires aux pôles, avec un niveau marin qui était à près de 250 mètres au dessus du niveau actuel. A l’inverse, la Terre a aussi connu des périodes froides où une énorme quantité d’eau était stockée dans les calottes glaciaires aux pôles – périodes où le niveau marin était si bas qu’il était possible de faire un Paris-Londres en Camping Car! Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où le Royaume-Uni est séparé du reste de l’Europe par La Manche se montrant en faveur du Brexit!

Ainsi, lutter contre les variations climatiques serait contre-nature. La Planète se réchauffera quoi qu’il advienne tout comme cela s’est produit à de multiples reprises avant même l’apparition de l’Homme sur Terre. Dans ce cas, on peut alors se demander à quoi bon utiliser toute une panoplie d’énergies alternatives. Ce qui nous amène à discuter du rôle de la Transition Énergétique en pareil contexte. 

La Transition Énergétique : une pièce du puzzle!

S’il est vrai que les variations climatiques existaient depuis bien longtemps avant l’apparition de l’Homme, le réchauffement  connu aujourd’hui semble se dérouler à un rythme effréné. Le réchauffement climatique fait certes partie de l’agenda de la Planète, mais arriverait plus tôt que prévu en raison de l’empreinte environnementale néfaste de notre civilisation en quête de croissance.

Le réchauffement climatique semble se faire de manière prématurée, en partie à cause d’une augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces gaz proviennent de l’industrie agroalimentaire, l’élevage bovin, la croissance démographique, les transports, la déforestation et l’utilisation des énergies fossiles … entre autres. Ces facteurs dépendent de notre civilisation. Cependant, le réchauffement du climat dépend aussi de facteurs naturels, tout aussi nombreux (volcanismes, variation de la distance Terre-Soleil etc.).

Force est de constater que le levier “Transition Énergétique” à lui seul, ne fera pas le poids pour contrebalancer une variation climatique trop rapide. La transition énergétique n’est qu’une partie du puzzle. Elle serait d’ailleurs totalement inefficace si elle est opérée de manière isolée, ici et là, dans quelques régions du globe. Pour avoir un minimum d’impact, cette transition énergétique doit être planétaire.

Si la transition énergétique est au centre des débats, c’est également parce que ses avantages ne se limitent pas qu’à la sphère environnementale. Ces avantages se manifestent aussi sur les plans économiques et stratégiques : produire une énergie propre, localement et à moindre frais de par l’utilisation de sources intarissables (soleil, vents, volcans, courants marins).

Le rôle à jouer par les Caribéens, “gâtés” par Dame Nature

 

En termes d’énergies renouvelables, la zone des Antilles Orientales détient un potentiel énorme existant quasiment nulle part ailleurs sur le globe.

Un pays comme l’Islande possède les atouts nécessaires pour développer l’énergie Géothermique de manière colossale, sans pour autant tirer profit de l’ensoleillement si présent à la Caraïbe.

La péninsule Arabique connait une ensoleillement encore plus important qu’à la Caraïbe, et du foncier pour développer des centrales photovoltaïques s’étalant sur plusieurs hectares. Mais ce secteur ne peut jouir des bienfaits de la Géothermie comme c’est le cas aux Antilles Orientales.

Autre exemple, dans mon article précédent, je traitais de l’énergie géothermique exploitée aux Açores (disponible ici). Si la géothermie peut être exploitée dans cette zone, l’Énergie Thermique des Mers (ETM), ne peut pas y être développée comme sur l’arc des Petites Antilles.

Le bouquet énergétique à mettre en place à la Caraïbe peut être extrêmement diversifié. C’est en ce sens que cette zone du globe à un rôle exemplaire à jouer lorsqu’il s’agit de produire et consommer une énergie propre. Non seulement parce que ce secteur fait partie des zones les plus vulnérables face au réchauffement climatique (renforcement des cyclones, montée du niveau marin), mais aussi parce que la nature y a tout mis en place pour que la transition énergétique s’y déroule au fil des évolutions technologiques.

Stay Tuned,

Wilfried

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